Littérature générale

La maison des égarées – Julie Kibler

Dans la petite ville de Berachah, au Texas, il est un refuge pour toutes celles dont la société ne veut plus, les filles mères, les épouses abandonnées, les prostituées, les droguées. Un abri où ces femmes brisées peuvent tenter de se reconstruire.
C’est là que se rencontrent Lizzie Bates et Mattie Corder, en 1904. Entre les deux mères en perdition va se tisser un lien unique, comme un pont capable de les conduire ensemble vers un avenir meilleur.

Un siècle plus tard, Berachah se résume à quelques pierres tombales moussues. Fascinée par l’histoire de ce lieu et de ses pensionnaires, Cate Sutton, une jeune bibliothécaire, entreprend d’extraire du néant les vies de ces « égarées ». À travers les destins de Lizzie, Mattie et leurs compagnes, c’est une leçon d’espoir, de courage et de solidarité peu commune que l’Histoire s’apprête à offrir à Cate. Et dont les résonances inattendues pourraient éclairer son propre passé…

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J’ai tout d’abord craqué sur cette magnifique couverture qui fait de suite penser à une saga familiale et une remontée dans le temps avec ces photos enrubannées. Effectivement Julier Kibler centre son histoire sur la maison industrielle de Berachah » qui se situe prés d’Arlington au Texas. Fondée par révérend James T. et Maggie May Upchurch en mai 1903 elle accueille des femmes sans-abri très souvent enceintes et qui avaient le droit de garder leur enfant avec elles. Environ 3000 femmes y sont passées pour quelques jours ou certaines pour des années. Ces femmes meurtries par leurs propres parents et souvent par les hommes y ont assumé leur quotidien avec courage et détermination.

Différents personnages vont traverser cette histoire et ce sont essentiellement des femmes. L’histoire se déroule sur différentes périodes mais l’on s’aperçoit que leur place dans la société, même si heureusement elle a changé n’est toujours pas reconnue à sa juste valeur. Au travers de ce roman polyphonique, riche en rebondissements et très documenté on sent toute la passion que l’auteure a mise dans ses personnages et dans ses mots. On s’identifie sans mal aux protagonistes et on se sent proche des événement qui ont jalonné leurs vies.

Ce roman fait énormément réfléchir sur les relations mère fille, l’amitié, les incidences du passé sur le présent et malgré quelques longueurs nécessaires, ce fut un très bon moment de lecture. Je n’oublierai pas de sitôt Lizzie, Mattie, Cate et Laurel.


La maison des égarées – Julie Kibler – février 2021 – EAN : 9782714493255 – Editions Belfond

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