Interviews d'auteurs

A la rencontre d’Isabelle VILLAIN

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Isabelle VILLAIN, un nom que l’on commence à entendre car son dernier livre « mauvais genre » sorti en octobre dernier aux Editions Taurnada compte de plus en plus d’adeptes.

Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis en cliquant sur la photo

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Isabelle à très gentiment accepté de répondre à quelques questions afin que ses lecteurs la connaissent un peu mieux.

 Isabelle pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai toujours adoré les romans policiers. Depuis l’adolescence, je lis Exbrayat, Agatha Christie, Simenon. Et puis j’ai découvert les auteurs américains, puis les nordiques. J’ai toujours eu plein d’histoires en tête. Alors, après une quinzaine d’années à avoir travaillé dans événementiel et la publicité, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture pour tenter de mettre par écrit tout ce qui trottait dans ma tête.

 Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de mauvais genre ?

Le thème de la transidentité est un thème encore très tabou aujourd’hui. Beaucoup de raccourcis et d’idées préconçues perdurent dans les esprits des gens. La plus fréquente : lorsqu’un parent découvre que son enfant est attiré par une personne du même sexe, il est forcément homosexuel. Pas une seule seconde, il s’imagine que sa fille, par exemple, est attirée par une autre fille, car justement elle se sent un garçon. J’ai une amie endocrinologue qui traite beaucoup de patients transgenres et qui me parle de temps en temps de leur parcours compliqué, de leur vie d’errance, né avec un sexe qui n’est pas le leur. J’ai eu envie d’approfondir ce sujet. Puis un soir, j’ai regardé un reportage à la télévision qui s’intitulait « devenir Il ou Elle » et là, toute l’histoire de Mauvais genre s’est mise en place doucement dans ma tête, puis par écrit.

Que représente l’écriture dans votre vie ? Un besoin d’assouvir une passion ? Une nécessité ?

J’adore écrire, inventer des histoires, des personnages. J’ai pendant très longtemps exercé un métier de communication. Je devais travailler en groupe, parler toute la journée, faire des relations publiques. Je ne pensais pas qu’un jour, me retrouver seule devant un ordinateur me procurerait autant de plaisir. Pouvoir faire partager des émotions, des angoisses. Imaginer le lecteur se triturer les méninges, réfléchir, partir sur de fausses pistes est très amusant. Mais il n’y a pas que ça. Le travail de recherche est lui aussi passionnant. On rencontre des personnes incroyables. Tout ce travail est vraiment enrichissant intellectuellement et humainement parlant. Et à la fin, une fois le livre édité, je retrouve mon premier métier : la communication. Vendre le livre et rencontrer les lecteurs. C’est la partie la plus stressante…

Vous semblez bien connaître la vie des policiers en brigade. Avez-vous pu les accompagner dans leur quotidien ou les interroger sur leur organisation, leur façon de vivre ensemble ?

J’ai eu la chance de rencontrer des policiers et notamment un procédurier à la brigade criminelle. Pour mon premier roman « Peine capitale », j’avais voulu postuler pour le Prix du Quai des Orfèvres. Je savais qu’il fallait beaucoup travailler les procédures et ne pas commettre d’incohérences.  Aujourd’hui, j’ai encore quelques progrès à faire, mais les quelques policiers qui ont lu « Mauvais genre » étaient très satisfaits du résultat. Ils se retrouvaient bien dans la vie de la brigade. Opter pour un personnage récurent permet justement d’avoir une histoire dans l’histoire et de pouvoir les faire évoluer au grès des romans, en fonction de l’actualité et de mon humeur.

Quand vous écrivez, vous avez besoin de quel genre d’environnement ? (pièce de la maison, silence ou musique, thé ou café ?)

Je ne suis pas du tout matinale. Incapable de me concentrer. Alors je travaille à partir de 14 h et jusqu’à environ 19 h. Même si je ne suis pas inspirée, même si je me relis et que j’efface tout l’heure suivante, je reste devant mon écran, téléphone en mode avion. Je travaille dans le salon, en silence. Le café l’après midi m’est formellement interdit alors je carbure aux infusions.

Quel genre de lectrice êtes-vous ? (assidue, passionnée, qui lit plusieurs livres en même temps ?)

Je partage ma journée entre la lecture et l’écriture. Je lis le matin et le soir. Un livre par semaine ou par quinzaine en fonction de mon emploi du temps, toujours des polars. En revanche, quand un livre est prenant, je ne le lâche pas et le termine en deux jours.

Quel est votre livre de chevet et pourquoi ?

Étonnement, ce ne sera pas un polar. « Mon bel oranger » de Juan Maria de Vasconcelos. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi, mais ce livre m’a bouleversé jeune et c’est le seul que je relis de temps en temps. Retrouver la vie de ce petit garçon au pied de son oranger me procure des émotions dingues.

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Pouvez-vous déjà nous annoncer quand sortira la suite des aventures de Rebecca de Lost ?

la suite de Mauvais genre sortira, très certainement en 2019, mais je ne sais pas encore quand. Je termine actuellement l’écriture. La phase de relecture, qui en revanche n’est pas la partie la plus amusante, va commencer d’ici une semaine.

Merci Isabelle d’avoir répondu à mes questions et j’aurai grand plaisir à vous retrouver courant 2019 pour la suite de mauvais genre.

 

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