Polars & Thrillers

Trois heures avant l’aube – Gilles VINCENT

 

aube

Une couverture qui fait penser à la nature, au silence…. et ça n’est pas du tout le sujet  de ce livre.
Merci aux Editions jigal de m’avoir permis de lire ce roman.

Kamel, vingt et un ans, armé pour la guerre sainte, s’apprête à verser le sang de l’ennemi. Bientôt un jeune militaire est sauvagement assassiné dans les toilettes de la gare Saint-Charles à Marseille. Sabrina, trente-cinq ans de déprime et d’obsessions, claque la porte de son HLM de Valenciennes. Un peu plus tard, la complice du pédophile Jean-Marc Ducroix est égorgée en Belgique, aux portes d’un couvent. Grégor, trente ans d’usine, vient de se faire licencier sans autre formalité. Quelques jours après, à Pleucadeuc, le patron de l’entreprise est victime d’un enlèvement crapuleux… Entre peur, folie, rage et désespoir… Trois faits divers, trois parcours cabossés, trois vies brisées. Touchée de plein fouet, la commissaire Aïcha Sadia va, dans cette nouvelle enquête, basculer sous nos yeux, de la force à l’anéantissement.

Mon avis

Gilles Vincent nous entraîne au travers de faits qui font ou ont fait l’actualité (l’affaire Marc dutroux, la fermeture d’entreprises et le licenciement, la déprime et le mal-être de notre société), dans une course contre la montre au travers de personnages (Kamel, Sabrina, Grégor) torturés et emplis de revanches. Ils n’ont pourtant aucune raison de se rencontrer, résidents de régions différentes autour de vies opposées.
D’un coté, un djihadiste, de l’autre, une complice de meurtres d’enfants,et en Bretagne, un patron qui cède a la grande mode des délocalisations.
On sent l’auteur au travers des descriptions, proche des gens quelle que soient leurs conditions , leurs métiers.

D’abord la gerbe de feu qui dilate les pupilles, fait se tendre d’un coup les nerfs, cesser un instant le cœur de battre. Et puis le son, une déchirure. Une explosion qui lui vrille la tête. Et puis le feu, comme un coup de poing, une lame brûlante qui lui ouvre le ventre, la fait s’écrouler en arrière, les yeux grands ouverts sur les branches les plus hautes.

Les chapitres sont courts, bien décrits sans longueurs, pour aller a l’essentiel, difficiles a lâcher car à chaque nouvelle page s’enchaînent les rebondissements. Une chose seule se fait désirer : connaître la fin. 

Ce que tu dois comprendre, c’est qu’elle peut aller se faire foutre avec son armistice. Elle veut parler ? Alors on va parler. Et quand j’aurai fini elle saura que la guerre est totale. Que la seule fin possible, c’est les armes à la main et la prière au cœur. Rien d’autre.

N’abandonne rien sans être sûre que tout n’est pas perdu, mais n’attends pas non plus qu’il soit trop tard.

Je ne m’arrêterai pas là dans ma lecture des livres de Gilles Vincent. J’aime sa simplicité d’écriture au travers d’histoires dures, tristes, et de personnages torturés.

J’ai rencontré l’auteur au salon du livre de Paris, un personnage très sympathique, enjoué avec lequel on a envie de converser.


Trois heures avant l’aube – parution septembre 2015 – Editions jigal polar

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